Zoom, Skype, Webex… Depuis le début de la pandémie, les conversations vidéo ont fait leur apparition dans les prisons pour permettre le contact entre détenus et familles.

Le premier mois, on a dénombré en moyenne 3 235 appels vidéo par semaine. " Même après que les visites ont été de nouveau autorisées de manière limitée, les détenus ont continué à utiliser ce nouveau moyen de communication " , explique Christine-Laura Kouassi. En décembre, la moyenne s’élevait à 3 683 appels.

Comment ça marche ? Les détenus indiquent avec qui ils souhaitent s’entretenir. La prison établit un planning et envoie une invitation par courriel à ces personnes. L’appel se déroule dans une pièce séparée au moyen d’un ordinateur portable sécurisé. Là aussi, le développement de cette possibilité après la crise est en réflexion.

" Les conversations vidéo ont permis d’apaiser les esprits, surtout pour les détenus qui se faisaient du souci pour leurs proches. Les visiteurs sont également ravis, d’autant plus lorsque le déplacement vers l’établissement est difficile ou que les familles résident à l’étranger" , témoigne Catherine Zicot, cheffe d’établissement à Andenne. " Cet outil de communication comporte de nombreux avantages. Il est gratuit pour les détenus et est rapidement accessible, les contrôles d’accès préalables n’étant pas nécessaires. Il contribue également à la sécurité. L’introduction frauduleuse de stupéfiants, par exemple, est impossible. "