Faits divers Certains bruits courent selon lesquels Dany Stroobants serait en prison. Il n’en est rien…

Depuis le dramatique accident survenu la nuit de la Saint-Sylvestre à Aiseau-Presles, de nombreuses rumeurs circulent… Il se dit notamment que Dany Stroobants est finalement bien en prison.

Pour rappel, ce dernier a occasionné un accident qui a coûté la vie aux deux passagers de sa voiture : Nicolas P., 18 ans, et Anthoni F., 20 ans. La voiture de Dany Stroobants avait heurté de plein fouet un véhicule arrivant en sens inverse où se trouvaient cinq personnes : un adulte et quatre enfants. On déplorait parmi ceux-ci trois blessés. Dany Stroobants a, par la suite, tenté de prendre la fuite avec le véhicule accidenté qu’il a volé. L’intéressé avait causé l’accident à peine une heure après s’être vu retirer son permis. Un retrait au cours duquel il avait, en outre, appris qu’il faisait l’objet de deux autres déchéances du droit de conduire.

Lorsqu’il a été interpellé, Dany Stroobants a été placé sous mandat d’arrêt. Etant donné qu’il devait bénéficier de soins, il a toutefois été emmené à l’hôpital. La chambre du conseil a, par la suite, confirmé ce mandat d’arrêt. Et pourtant, il est désormais libre et le parquet ne peut pas faire appel.

Explications avec Vincent Fiasse, procureur du Roi de division au parquet de Charleroi. "Cela n’est pas très fréquent mais un juge d’instruction peut lever un mandat d’arrêt pour diverses raisons. Cela peut, par exemple, être le cas lorsqu’un nouvel élément apparaît dans le dossier", souligne le magistrat. Et de poursuivre : "D ans ce cas, alors que le parquet avait demandé la confirmation et que la chambre du conseil avait suivi cette demande, la juge a estimé que le mandat pouvait être levé. Elle a donc décidé de le libérer sous conditions alternatives. Le parquet ne peut pas faire appel d’une telle décision d’un juge d’instruction."

Parmi les conditions, le chauffeur ne peut plus boire d’alcool, ni consommer de la drogue. Il doit aussi chercher du travail ou une formation.

Quinze jours après les faits, les victimes de l’autre voiture sont, en tout cas, encore sous le choc. "Mes enfants qui souffrent de fractures diverses sont retournés en France. Il n’empêche, tous les jours, ils font des crises d’angoisse ", s’exclame. Liborio. " Ils ont d’autant plus peur quand ils montent dans une voiture."