Dave De Kock, le meurtrier présumé du petit Dean Verberckmoes retrouvé mort en Zélande (Pays-Bas), avait fait l'objet lors de sa première détention en prison d'une demande de placement en institution psychiatrique, mais cela n'avait pu être concrétisé par manque de places, a indiqué mardi le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld). En 2010, l'intéressé avait déjà été condamné à une peine de prison de dix ans pour la mort en 2008 d'un petit garçon de 2 ans de Ravels, localité frontalière avec les Pays-Bas.

De Kock a purgé l'intégralité de sa peine pour ces faits, si bien qu'après sa libération en 2018, plus aucune mesure judiciaire ne lui était imposable, a expliqué mardi matin le ministre sur les ondes de la VRT radio.

Lors de son incarcération à la prison de Tilburg (Pays-Bas), il avait été demandé que De Kock soit placé en institution psychiatrique. "Mais il n'y avait à l'époque pas de places, avec pour conséquence que la justice a décidé de le déplacer vers une autre prison, celle de Ruiselede (en Belgique, ndlr), où il avait suivi un programme pour se défaire de son assuétude aux drogues".

"Le grand problème dans notre pays, c'est que les cas psychiatriques à hauts risques, donc des personnes avec un très lourd passé judiciaire, sont bien souvent tout simplement privées de tout placement car leur casier judiciaire est trop lourd et qu'aucune place n'est prévue pour pareil cas. Nous avons depuis lors investi dans la construction de centres psychiatriques d'internement. Nous devrions aussi avoir des places dans des institutions psychiatriques hautement sécurisées pour des condamnés avec des profils lourds de ce type", a plaidé le ministre.

À ses yeux, davantage de moyens devraient d'ailleurs être investis dans ces infrastructures, de même que dans les soins spécifiques pour ces personnes.