Faits divers Selon le parquet de Tournai, il est encore trop tôt pour faire le lien entre le meurtre de Léna et Henry et le décès du fils de celle-ci.

Les interrogations planent toujours dans le village de Thimougies, dans l’entité de Tournai. Traditionnellement calme et paisible, l’endroit a été particulièrement agité vendredi dernier lorsque les corps sans vie de Léna et Henry Vangheluwe-Vanlerberghe, âgés de 66 et 69 ans, ont été retrouvés dans leur domicile. Le couple de Flandriens a alors perdu la vie après avoir été attaqué à l’arme blanche.

Un autre élément est venu ajouter un caractère encore un peu plus particulier à ce dossier lorsque l’on apprenait que le cadavre de Benny, le fils de Léna, avait été retrouvé jeudi soir dans l’Escaut, près d’Audenarde.

Certains n’ont ainsi pas hésité à faire le rapprochement entre ces deux faits. Benny aurait-il mis fin aux jours de ses parents avant de se suicider ? L’enquête devra le déterminer. C’est en tout cas une piste, parmi d’autres, comme le révèle Frédéric Bariseau, premier substitut du procureur du Roi de la division de Tournai de l’arrondissement judiciaire de Mons. "Même si le décès du fils peut paraître troublant dans ce contexte, faire un lien entre ces deux affaires est prématuré", assurait-il.

"Nous ne savons pas, pour l’instant, quelles sont les causes du décès du fils. Il faut laisser le temps à l’instruction de récolter les indices. Les constatations médico-légales ont été faites ce vendredi par la police scientifique et le médecin légiste. L’autopsie a été pratiquée le soir même et le décès par arme blanche a pu être confirmé. Nous ne sommes par contre pas encore certains du moment du décès du couple. Cela sera un élément important pour la suite de l’enquête."

Le premier substitut tenait également à rétablir la vérité par rapport à certaines choses qui ont été annoncées ces dernières heures. "Contrairement à ce qui a pu être affirmé, nous n’avons pas arrêté deux personnes. La juge d’instruction, Mme Hanton, et les enquêteurs n’ont d’ailleurs arrêté personne."

L’instruction suit son cours. "Il y a eu la récolte de plusieurs témoignages, une enquête de voisinage et des auditions dans la famille afin d’en savoir plus sur l’ambiance familiale. C’est d’ailleurs assez complexe car c’est un couple qui était recomposé. Madame avait des enfants, Monsieur aussi et ils en avaient un en commun."