Deux autres plaintes émanant de deux autres personnes le 28 janvier, dénonçant respectivement des faits de viol sur mineur de 15 ans et d'agression sexuelle, ont été depuis jointes à l'enquête initiale, également ouverte pour "corruption de mineurs", selon cette source. Olivier A. a par ailleurs déposé le 3 février un complément de plainte dénonçant des faits d'agression sexuelle, également joint à la procédure.

Les investigations ont été confiées à la Brigade de protection des mineurs.

Début janvier, Olivier A., 48 ans, avait porté plainte pour "complicité de viol par ascendant sur mineur de 15 ans" contre son oncle Gérard Louvin, l'accusant d'avoir "favorisé" des viols incestueux commis sur lui par son mari, Daniel Moyne. L'information avait été révélée par le quotidien Le Monde, quelque temps après la publication par la juriste Camille Kouchner d'un livre dans lequel elle accuse son beau-père, le politologue Olivier Duhamel, d'avoir violé son frère jumeau.

Selon l'avocat des plaignants, Me Pierre Debuisson, les révélations sur le couple Louvin ont encouragé d'autres personnes à saisir la justice.

Quatre nouvelles plaintes ont ainsi été déposées à Paris entre fin janvier et début février pour des "viols" et "agressions sexuelles" visant le couple, a-t-il affirmé mardi matin à l'AFP, confirmant une information du Monde. D'autres plaintes seraient à venir.

L'un de ces plaignants, Grégory C., 46 ans, accuse cette fois-ci M. Louvin lui-même de "viols", a indiqué son avocat Me Debuisson. Les faits dénoncés, qui se seraient produits dans les années 1980 et 1990, "semblent prescrits", a toutefois reconnu l'avocat.

En réaction aux nouvelles accusations dont ils font l'objet, MM. Louvin et Moyne ont annoncé mardi une "plainte pour le chantage dont ils sont victimes" auprès du parquet de Paris.

Le couple avait déjà fait l'objet d'investigations judiciaires qui, selon Le Monde, faisaient suite "à un signalement concernant (leur) fils adoptif". Deux enquêtes avaient été closes sans poursuites en 2015 et 2016, la première sur un signalement concernant leur fils adoptif, la seconde, pour cause de prescription, sur les faits, déjà dénoncés à l'époque, concernant Olivier A.