Faits divers

Aurélie Montchery, 31 ans, a rejoint vendredi la triste liste des victimes belges de féminicide. Selon le site stopfeminicide.blogspot.com, qui recense ces actes de violence sexiste, 98 victimes de féminicide ont été recensées en Belgique depuis 2017. 

Rien que cette année, vingt femmes ont déjà succombé aux coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Un chiffre non officiel, qui serait bien inférieur à la réalité. La police ne recense en effet pas ces actes, seuls les articles de presse permettent donc d’avoir une vague idée du nombre de victimes. À ce chiffre doivent s’ajouter les femmes qui mettent fin à leur jour ou meurent d’épuisement des suites des violences qu’elles endurent ainsi qu’un certain nombre d’accidents non identifiés. "On est bien au-dessus de la moyenne d’autres pays européens. Et il ne s’agit là que de l’expression la plus extrême des différentes formes de violences que les femmes continuent à subir dans notre pays. Plus d’un quart des femmes connaissent la terreur quotidienne imposée par leur (ex-)compagnon. 98 % rencontrent des agressions dans l’espace public. Sans compter le sexisme banalisé qui s’attaque aux droits de toutes les femmes. Pourtant, il n’y a toujours aucun débat politique et aucune stratégie cohérente à la hauteur des enjeux pour lutter efficacement contre toutes les formes de violences faites à toutes les femmes", dénonce l’association Mirabal, qui lutte contre les violences envers les femmes.