Faits divers

La compagne de l’accusé Abdelmoutalib Bouchal et trois membres de sa famille ont déposé plainte, hier soir, pour violences et menaces de mort à l’encontre de deux sœurs de la victime, Naïma Rafik. 

Avant 20h, alors que l’audience était levée, un sœur de la victime se dirige vers Agneszka, la compagne d’Abdou Bouchal et la pousse, devant les jurés encore présents dans la salle. Puis, selon les avocats de la défense, Mes De Quévy et Decortis, plusieurs membres du clan Rafik les ont menacé de mort en mimant un égorgement. Avant de s’en prendre à l’accusé: "J’espère que tu auras une courte peine, comme ça on te fera ta fête."

"La donne a changé, on a vu à qui M. Bouchal avait affaire. Il y a eu une provocation au sens commun du terme. M. Bouchal a été conduit à faire ce qu’il a fait", a insisté Me Decortis, l’un des conseils de l’accusé, ce matin, à l’audience.

Interrogée par la DH, Radija, sœur de Naïma Rafik, a nié, ce matin, les menaces de mort, et dit avoir cédé à la provocation. Me Vander Beck, dans sa plaidoirie, a tenté de faire diminuer la tension, palpable. "Un procès d’assises est une étape douloureuse, lance l’avocat aux jurés. Les réactions sont vives, les échanges verbaux parfois un peu durs. Vous ne tiendrez pas rigueur à nos clients, dans des circonstances extrêmes, de s’être emportés ainsi. Nous les avocats, resterons sur le dossier."

Après la plaidoirie des parties civiles, ce sera à l’avocat général Moreau de présenter son réquisitoire avant, en fin de journée, la plaidoirie de la défense, par Mes Decortis et De Quévy.