Le nombre de personnes poursuivies pour mariage forcé a fluctué au cours des cinq dernières années, allant de 11 en 2016 à 97 en 2018. La grande majorité des personnes poursuivies ont la nationalité belge (87), devant la nationalité marocaine (21). Pour les autres nationalités, moins de 10 cas ont été recensés. 

La nationalité de 82 prévenus est en outre inconnue. "Même s'il n'y avait qu'un seul cas de mariage forcé, c'est un de trop. Mais il est clair qu'il y a beaucoup plus de cas que les 260 signalés actuellement", estime Darya Safai. Les mariages forcés sont une infraction pénale en Belgique depuis 2007. En 2013, une peine plus lourde a été introduite pour les mariages forcés et les mariages de complaisance. Depuis lors, la cohabitation légale forcée et la fausse cohabitation légale sont également punissables.

 "Depuis 2010, la lutte contre le mariage forcé fait partie du Plan d'action national de lutte contre toutes les formes de violence basée sur le genre", a rappelé le ministre Van Quickenborne. "La Belgique a choisi de porter une attention particulière à la prévention. Pour ces raisons, des instructions destinées aux professionnels ont été publiées en 2015." Un nouveau plan d'action national est en cours d'élaboration sous la houlette de la secrétaire d'État à l'Égalité des genres, à l'Égalité des chances et à la Diversité Sarah Schlitz (Ecolo).