Un habitant de Turnhout se fait régulièrement livrer des pizzas qu'il n'a jamais commandées. L'histoire pourrait être drôle, si seulement elle ne durait pas depuis des années.

Jean Van Landeghem n'en peut plus. Cet habitant de Turnhout reçoit toutes les semaines des pizzas, qu'on livre directement chez lui. Le problème, c'est qu'il n'en commande jamais. Ces pizzas arrivent chez lui sans qu'il sache rien y faire, et cela depuis neuf ans. La première fois que cela est arrivé, l'homme de 65 ans a cru à une simple erreur d'adresse. Mais rapidement, la situation s'est reproduite et les livraisons continuent encore aujourd'hui. "Cela peut être en semaine comme le week-end et à n’importe quelle heure", a expliqué le sexagénaire à Het Laatste Nieuws. Les pizzas sont apportées chez lui par des services de livraison de Turnhout, mais aussi des environs. Désespéré, Jean Van Landeghem affirme qu'il ne dort presque plus: "Je deviens nerveux dès que j’entends une mobylette dans la rue. Je redoute toujours qu’on me dépose des pizzas toutes chaudes, une nouvelle fois”.

À chaque fois, l'habitant de Turnhout refuse la nourriture, et précise qu'il n'a rien commandé. Il ne paie donc rien, mais ces livraisons incessantes coûtent évidemment de l'argent et du temps aux restaurateurs qui préparent les pizzas livrées. D'autant plus qu'il a déjà reçu de grosses commandes: un jour, un livreur a apporté 14 pizzas devant sa porte. Une autre fois, dix livraisons ont eu lieu à son domicile en une seule journée.

Plusieurs fois, Jean Van Landeghem a sollicité l'aide de la police, mais rien n'y fait. Il ne sait pas qui s'amuse à lui jouer ce petit tour, qui le rend malade depuis neuf ans. La seule piste qu'il peut suivre actuellement, c'est celle d'une connaissance à lui qui vit exactement la même chose, depuis autant d'années: "Des pizzas qu’elle n’a pas commandées, depuis neuf ans aussi. Parfois tous les deux le même jour". "Quand cela arrive, nous nous prévenons donc mutuellement qu’il faut s’attendre à une livraison. Il est donc vraisemblable qu’il s’agisse d'une personne de notre entourage commun. Mais maintenant, je veux vraiment savoir de qui il s’agit, parce que je n’en peux plus", a confié l'homme de Turnhout, qui promet que celui qui l'importune depuis tout ce temps "passera un sale quart d’heure" quand il sera découvert.