Tout a commencé vendredi dernier, aux alentours de 23h, dans le centre de Gand. Alors qu'ils se trouvaient dans la rue, un garçon et une fille ont été pris à partie par un groupe de jeunes. Ils ont été encerclés et frappés, et la jeune fille s'est également fait voler son sac. Appelée sur les lieux, la police s'est rapidement mise à la recherche des agresseurs.  Informée par un témoin, elle a fini par arrêter un total de 15 jeunes, dont certains ont tenté de prendre la fuite en voyant les forces de l'ordre débarquer. Ils ont tous été conduits au commissariat d’Ekkergem pour être interrogés. Mais selon plusieurs parents de jeunes arrêtés, la situation aurait dérapé, note Het Laatste Nieuws dans un article traduit par 7sur7.

"Au moment de leur interrogatoire, on leur a offert de l'eau, une gaufrette au sucre et des nouilles. Ma fille est intolérante au lactose, elle a donc dit aux policiers qu'elle ne pouvait pas manger de gaufre. Mais ils lui ont dit qu'elle n'aurait rien d'autre. Elle l'a donc mangée". Après avoir fait une réaction allergique, la jeune fille a, semble-t-il, été emmenée à l'hôpital AZ Jan Palfijn, où sa mère a été prévenue de son arrivée. "Je pensais que c'était déjà horrible, mais le pire était encore à venir. Ma fille m'a raconté avoir été fouillée nue par la police. Elle est complètement traumatisée. Elle n'arrive pas à se sortir cette fouille de la tête. Ce n'est pas normal que des mineurs soient fouillés comme ça". Le père d'un autre garçon arrêté a confirmé que son fils lui avait aussi raconté avoir été fouillé nu. 

Une plainte devant le Comité P

Selon plusieurs parents, la police aurait proféré des commentaires racistes, intimant l'ordre à certains jeunes de "retourner dans leur pays". Et ce, précise la maman, alors que sa fille n'est pas étrangère. Pour eux, leurs enfants ne sont pas coupables et ont été arrêtés parce qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment. L'un des parents précise aussi que son enfant avait déjà été fouillé par la police un peu plus tôt dans la journée "sans raison". 

Afin de faire la lumière sur cette affaire, huit parents ont décidé de déposer plainte auprès du Comité P, chargé de contrôler les services de police. Ils prévoient également d'envoyer une lettre au bourgmestre. Une enquête devra donc déterminer si tous ces faits sont avérés.