Plusieurs animaux ont été empoisonnés dans le village de Guignies à Brunehaut.

Les propriétaires d’animaux font actuellement preuve d’une intense vigilance dans le village de Guignies, à Brunehaut. Voilà quelques jours que des chats et des chiens sont retrouvés empoisonnés au sein de ce petit village de la Wallonie picarde.

Gustave Geurts fait partie de ceux qui ont malheureusement perdu un animal de compagnie. "J’ai retrouvé mon premier chat âgé de 2 ans empoisonné le 4 août dernier", regrette l’habitant de la ruelle Dandance. "Le 12 août, c’était mon autre chat, âgé de huit ans, qui revenait chez moi plein de bave. Nous avons rapidement appelé le vétérinaire qui a constaté un empoisonnement au Témik."

Le Témik est un pesticide foudroyant. L’usage de ce produit est strictement réglementé et il ne peut, normalement, être délivré qu’aux horticulteurs ou cultivateurs. Une personne malintentionnée utilise donc ce produit pour commettre des actes barbares.

Gustave Geurts n’est pas le seul à avoir vu ses animaux partir dans d’atroces souffrances. "Mon voisin a perdu deux chiens. Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans le coin. Début du mois, le chien d’une conseillère communale a été empoisonné mais il a pu être sauvé à temps."

De nombreux habitants ont porté plainte auprès de la police. Un agent s’est rendu chez les habitants concernés afin d’entendre leurs témoignages. "Il faut vraiment être malade pour vouloir faire du mal à ces petites bêtes qui n’ont rien demandé. Le pire, c’est que le vétérinaire m’a avoué qu’empoisonnés, les animaux connaissent de graves complications et meurent dans d’atroces souffrances."

En attendant, l a vigilance est de mise. "Il faut surtout faire attention à ce que les enfants, surtout ceux en bas âge, n’aillent pas ingurgiter ce produit. Imaginez le drame que l’on pourrait alors connaître !", alerte Gustave.

Un constat appuyé par une autre habitante du village, Sandra, qui tient son chien à l’œil. "On se méfie particulièrement de ce qui est en train de se passer", explique-t-elle. "En temps normal, je vais promener mon chien un peu plus loin mais en ce moment, il reste devant la maison. En ce qui concerne la nuit, je préfère désormais le savoir également à la maison !"

Comme l’ensemble des habitants, Sandra et sa fille Laura espèrent que la police pourra mettre la main sur la personne qui prend un malin plaisir à faire souffrir ces petites bêtes. "Ces animaux ne demandent rien à personne. Si la personne qui est à l’origine de ces empoisonnements n’aime pas les animaux, pourquoi alors venir en pleine campagne pour leur faire du mal !"

L’enquête se poursuit.