Des supporters du KRC Genk ont dérapé dimanche soir au parc Astrid. Procès-verbal a été dressé suite à l’incident.

Les faits sont suffisamment graves (et rares, heureusement) que pour être soulignés. Selon nos infos, dimanche soir, lors de la rencontre Anderlecht-KRC Genk, qui s’est jouée au parc Astrid, des chants nazis ont été scandés par un groupe important de supporters du club linbourgeois en déplacement.

À plusieurs reprises, les supporters ont répété les paroles d’une chanson en néerlandais, que l’on vous traduit ici : "Mon père est commando, ma mère est SS. Ensemble, nous allons brûler des juifs parce les juifs sont meilleurs à brûler".

De quoi choquer de nombreuses personnes présentes dans le stade dimanche soir. Des chants nazis, auxquels il n’a pas été possible de mettre fin au cours de la rencontre. Mais dès l’issue du match, procès-verbal a été dressé pour chants nazis.

Ce lundi, la porte-parole de la zone de police Midi nous a confirmé l’envoi de ce PV à la cellule football du SPF Intérieur.

Contactée par nos soins, la cellule spécialisée dans les sanctions contre les mauvais supporters n’avait toujours pas reçu le procès-verbal. "Il arrive généralement dans les deux mois qui suivent les faits. Une fois le PV chez nous, nous donnons un mois aux personnes visées pour se défendre, avant d’infliger d’éventuelles sanctions. Dans ce cas-ci, les sanctions pourraient aller de 250 à 5.000 euros d’amende et/ou une interdiction de stade de 3 mois à 5 ans", précise la porte-parole de la cellule football du SPF Intérieur.

Précisons que ce n’est pas la première fois que le club linbourgeois se fait remarquer pour des dérapages en chansons. À plusieurs reprises par le passé, ils avaient, notamment au Standard, entonné des chants comme "Les Wallons, c’est du caca".

Les propos à caractère nazi tenus cette fois au parc Astrid choquent également le président de Ligue belge contre l’antisémitisme. "Nous nous réservons le droit de déposer plainte également contre ces supporters. Nous avons également l’intention, comme nous l’avons déjà fait par le passé suite à des débordements, d’interpeller l’URBSFA, afin de sensibilier le monde du football à cette problématique. Il est temps que des sanctions sévères soient infligées. Dans une telle situation, une interdiction de stade à vie me semble nécessaire", estime le président de la Ligue contre l’antisémitisme, Joël Rubinfeld.