Faits divers Des associations tentent de lutter contre la "précarité menstruelle".

Quand on vit à la rue, il n’est pas évident de se procurer des protections hygiéniques. Même si la taxe tampon a été supprimée en 2018, les protections hygiéniques continuent de coûter cher et les femmes en situation de précarité, notamment les femmes sans domicile fixe, certaines étudiantes et mères célibataires rencontrent des difficultés pour acheter le matériel dont elles ont besoin pendant leurs règles.

Les femmes migrantes font également face à ce problème. Sans travail et donc sans revenus, elles ne peuvent pas s’acheter une boîte de tampons.

C’est en partant de ce constat que les Femmes prévoyantes socialistes (FPS) de Liège ont lancé la campagne Sang Souci, qui vise à récolter des serviettes et des tampons afin de les redistribuer à celles qui en ont le plus besoin.

"Quand on n’a pas du tout d’argent, s’acheter des protections n’est pas une priorité. Certaines femmes n’en utilisent pas ou utilisent tout et n’importe quoi. Cela peut être du papier journal, des loques sales, etc. Ce qui peut poser des problèmes de santé car il n’y a pas d’hygiène" , a expliqué Véronique Fagan, membre des FPS, à nos confrères de RTC Télé Liège.

Les serviettes et tampons récoltés sont ensuite distribués à plusieurs associations. Plusieurs points de dépôt sont prévus durant le mois de mars et l’action continue toute l’année grâce au Réseau volontaires de Liège.

À Bruxelles, une autre association, nommée Bruzelle, mène le même type d’actions. Depuis sa création en 2016, elle a distribué plus de 140 000 serviettes hygiéniques à des femmes dans le besoin.