Inculpé, le pénaliste bruxellois échappe à la détention sous certaines conditions.

Dans le milieu bruxellois des pénalistes, l’arrestation de l’avocat Yannick De Vlaeminck a retenti comme un coup de tonnerre. La nouvelle n’a laissé aucun confrère indifférent, tant du côté des admirateurs du jeune pénaliste de 36 ans que de ses détracteurs. Il faut dire qu’un avocat arrêté pour violation du secret professionnel et participation à un trafic de stupéfiants, cela n’est pas courant.

Après une nuit passée enfermé au Portalis, le bâtiment du parquet de Bruxelles, Yannick De Vlaeminck a finalement été libéré ce samedi en fin de matinée. Libéré mais inculpé malgré tout. Le juge d’instruction Claise l’a laissé rentrer chez lui à condition de ne plus assister de clients pour des auditions Salduz et de ne plus entretenir aucun contact avec les protagonistres du trafic de stupéfiants auquel on reproche à l’avocat d’être mêlé.

En réalité, le pénaliste aurait trahi par des messages qu’il avait envoyé au frère d’un de ses clients poursuivi pour trafic de drogue. Dans les textes envoyés, que l’avocat pensait déjà effacés, l’alerte aurait été donnée de manière subtile sur une future perqusition.

Des écoutes téléphoniques auraient également permis au policier de disposer d’éléments suffisants menant à l’arrestation, au sein même du parquet ce vendredi, du pénaliste bruxellois.

Contacté par nos soins ce samedi, Yannick De Vlaeminck, certainement sous le choc de cette arrestation, n’a pas souhaité s’exprimer.

La suite déterminera si l’avocat sera poursuivi ou non devant un tribunal.