Sur cette base, le patron du service, le vice-amiral Wim Robberecht, a mis au point un plan d'action approuvé il y a peu par le Conseil national de sécurité (CNS) et présenté mercredi à huis-clos à la Chambre. De Standaard et La Libre en ont rapporté jeudi quelques éléments de ce plan qu'avait annoncé la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder.

"Si nous n'avons pas les moyens, nous collaborerons avec la Sûreté de l'État et la police, et surtout avec des partenaires internationaux", a expliqué M. Robberecht.

Une concertation a également eu lieu avec le Collège des procureurs généraux.

Le service de renseignement travaillera en fonction de priorités évolutives et évitera de courir dans tous les sens. À la suite de l'affaire Conings, le Chef de la Défense (CHOD), Michel Hofman, n'avait pas caché qu'un des problèmes de ce service était d'avoir toujours accepté toutes les missions qu'on lui confiait alors qu'il n'avait pas le personnel pour les mener à bien.

Le plan repose aussi sur une meilleure organisation des missions de la Défense et du SGRS et met un accent plus important sur la numérisation qui permettra notamment une meilleure communication. "L'importance d'une communication plus intense et plus fluide entre les différents services de sécurité permettra aussi de déterminer les préoccupations sécuritaires du moment", a souligné M. Robberecht.