Faits divers À deux pas de Madou, le New Cocoon Club et ses gang bangs.

Selon nos informations, divers services de la police judiciaire fédérale de Bruxelles (mœurs et financière) ont effectué mercredi après midi une descente dans le plus ancien club échangiste de la capitale puisque ouvert dans les années 1990, le New Cocoon Club situé 42, chaussée de Louvain, près de la place Madou, près du Mirano , à Saint-Josse-ten-Noode.

L’information a pu nous être confirmée par le porte-parole de la police de la zone Bruxelles-Nord, Roland Thiébault, qui précise que les services de sa zone n’ont pas été associés à l’intervention entamée vers 14 h 45.

L’enquête, en cours depuis avril, porte sur le volet financier et fiscal, la façon dont les filles sont recrutées, rémunérées et la cadence des rapports qui leur est imposée dès lors qu’il est question de gang bangs.

Le choix du mercredi après midi n’était pas fortuit : la date est connue de la clientèle pour être l’une des trois lors de laquelle le club échangiste organise de gigantesques gang bangs. En se pointant un mercredi après midi, les policiers pensaient "mettre fin à la fête".

Selon des témoins, la clientèle a été priée (après contrôles d’identité) de quitter les lieux, lesquels comprennent des installations (avec sauna et piscine chauffée, selon la publicité) aménagées sur quatre étages.

Les lieux ont été fouillés, des documents et éléments en lien avec l’enquête, saisis.

Créé il y a 19 ans par le couple Eric et Manu, le Cocoon a été repris il y a quatre ans. Sa nouvelle direction y organise trois gang bangs hebdomadaires, le mercredi après midi avec une clientèle plus jeune très européenne, le jeudi soir et le dimanche après midi. Des avis renseignent sur un site spécialisé que si "les filles (payées par le club) sont superbes", l’endroit "manque de femmes non professionnelles". Des avis de début 2014 décrivent "une belle infrastructure avec une belle ambiance, beaux couples et célibataires, personnel charmant".

D’autres décrivent "un bordel avec des prostituées payées pour satisfaire […] des dizaines d’hommes seuls […], des hordes de mâles en rut", un "bordel de basse classe à l’hygiène douteuse et avec de faux alcools (sic )".

En fin d’après-midi, enfin, une responsable nous confirmait la descente de police : "C’est fini, tout s’est bien passé, rien de grave, tout le monde va bien, passez une excellente soirée. Cela ne m’intéresse pas de vous donner des informations."