D'après le quotidien français, les gendarmes auraient mis à jour des incohérences dans le récit du mari de la disparue. Les analyses de l'activité de son téléphone ont permis de montrer qu'il serait resté éveillé une bonne partie de la nuit de la disparition, contrairement à ce qu'il affirmait. Les enquêteurs auraient aussi découvert un potentiel mobile du crime. On sait que le couple traversait une grave crise et qu'il était en pleine séparation. D'après Le Parisien, les gendarmes sont convaincus qu'une dispute a éclaté cette nuit-là car Delphine menaçait de le quitter "à très brève échéance, et aurait pu lui annoncer ce soir-là", lit-on.

Le procureur de Toulouse a mis l'accent sur "six mois d'enquête intense, des investigations multiples et complexes", indiquant qu'un point presse sera organisé "à l'issue de cette phase d'enquête dont la fixation sera fonction des décisions prises par les deux juges d'instruction".

En instance de divorce, Cédric Jubillar avait signalé la disparition de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre du domicile familial de Cagnac-les-Mines (département du Tarn).

Après une première procédure pour "disparition inquiétante", une information judiciaire avait été ouverte à Toulouse pour "enlèvement, détention ou séquestration", les enquêteurs privilégiant la piste criminelle.

Les gendarmes de la Section de recherche ont sondé pendant des mois lacs et rivières, mené des battues dans les champs et les bois autour du village de Cagnac-les-Mines, où la jeune femme habitait, avec son mari et ses deux enfants, une maison qui a été plusieurs fois perquisitionnée.

Les investigations n'ont jamais cessé, la mobilisation des proches de l'infirmière à travers des battues et marches citoyennes n'a jamais fléchi, comme encore samedi à Albi lors d'une marche blanche.

Selon la version des faits du mari, Delphine Jubillar est sortie de la maison le 15 décembre vers 23h00 pour promener leurs deux chiens, en plein couvre-feu, vêtue d'une doudoune blanche et avec son téléphone portable. Les chiens seraient revenus à la maison sans elle, selon le mari.

Réveillé vers 04h00 par les pleurs de leur fille, Cédric Jubillar se serait alors rendu compte de l'absence de son épouse et aurait téléphoné à des amies de cette dernière habitant le village, pensant qu'elle pouvait se trouver chez l'une d'elles. Il a ensuite appelé la police.

La mère et le beau-père de Cédric Jubillar aussi en garde à vue

La mère et le beau-père de Cédric Jubillar sont également en garde à vue, a indiqué mercredi le procureur de Toulouse.

Il peut encore "y avoir d'autres auditions vraisemblablement en audition libre ou de témoins", a précisé le procureur Dominique Alzeari, qui n'a "aucune indication sur d'autres interpellations éventuelles".