"Si ce n'était pas interdit, j'aurais des relations avec de jeunes garçons"

BRUXELLES Hier, Michel Mesureur a été condamné à un an de prison ferme pour avoir détenu des images pédopornographiques. L'homme n'est pas inconnu des services de police. Voici 20 ans, ce médecin bruxellois de 63 ans a été condamné dans le procès de pédophilie Cries.

Le Cries (Centre de recherche et d'information sur l'enfance et la sexualité) avait fait scandale dans les années 1980. De nombreuses personnes avaient été inquiétées, notamment dans les milieux universitaires. Certains avaient préféré mettre fin à leur existence.

Michel Mesureur, lui, avait été condamné à une peine de 4 ans et avait avoué avoir abusé de jeunes garçons.

Mesureur était entré en contact avec le principal animateur du Cries, Philippe Carpentier, condamné pour sa part à 10 ans ferme. L'homme est mort en prison.

Après avoir retrouvé la liberté, Mesureur avait connu de nouveaux démêlés avec la justice en 1997 où il avait été poursuivi pour détention d'images pédopornos. Il avait écopé d'une nouvelle peine d'un an avec sursis. Un sursis de la dernière chance. Pourtant, en juin 2006, la justice le rattrape encore. En réalité, c'est le FBI qui a localisé Michel Mesureur. Les services américains avaient réussi à identifier plusieurs clients belges d'un site Internet baptisé Petits garçons en anglais, dont Mesureur.

Ces clients devaient s'abonner au moyen de leur carte de crédit. Devant la justice bruxelloise, Michel Mesureur a reconnu qu'il était pédophile. "Je le reconnais, mais je précise que je ne l'ai pas choisi. Vous savez, si ce n'était pas interdit, j'aurais des relations avec des enfants. J'aurais aimé avoir un jeune garçon comme compagnon."

Hier, le tribunal a estimé que seule une peine de prison d'un an ferme pouvait sanctionner le prévenu, complétée d'une amende de 2.750 euros.



© La Dernière Heure 2008