Faits divers Ce mardi, les avocats du dossier Hakimi-Pauwels ont été entendus concernant la recevabilité des poursuites suite à l'écartement du chef d'enquête.

En trois heures d'audience, les avocats de la défense dans le dossier Hakimi-Pauwels ont fait entendre leurs arguments concernant l'irrecevabilité des poursuites dans ce dossier d'ampleur concernant notamment une bonne trentaine de home invasions en Wallonie. Pour rappel, ils estiment tous que l'action publique doit être éteinte car le chef d'enquête a été écarté pour avoir entretenu une série d'échanges avec la compagne d'un des inculpés du dossier.

Frank Discepoli, défenseur de Farid Hakimi, considéré comme le meneur de la bande, est sorti optimiste de la salle d'audience, abritant d'accoutumée les cours d'assises. Une audience qu'il qualifiait de "chaude". "J'espère que la justice prendra une décision peut-être impopulaire mais qui permettrait de redorer son blason. On ne peut pas traiter normalement un dossier qui a été manipulé de la sorte.  Les avocats, la juge d'instruction et les inculpés ont été trompés. Je suis persuadé que même les parties civiles ne trouveraient pas cela normal. Parties civiles, qui, si les poursuites étaient jugées irrecevables, pourraient être indemnisées malgré tout au civil"

Et l'avocat d'évoquer les déclarations de plusieurs prévenus: "Certains prévenus ont parlé d'une amitié particulière entre la juge d'instruction, le Procureur et le chef d'enquête."

Des prévenus qui auraient ainsi été forcés d'en charger d'autres dont Farid Hakimi. "Un prévenu a affirmé avoir reçu des menaces visant sa famille parce qu'il ne voulait pas dire certaines choses. Un autre n'a pas obtempéré et s'est retrouvé, un peu plus tard, avec des dossiers supplémentaires sur le dos. On ne peut pas juger un dossier qui a été ficelé de la sorte."

Frank Discepoli l'a bien précisé: ce sont des prévenus qui ont évoqué cette amitié oarticulière. Le parquet qui, dans son réquisitoire, a juste demandé d'écarter deux pièces du dossier, n'a pas souhaité commenter les déclarations de l'avocat. "Nous précisons juste qu'il s'agit du ressenti d'un prévenu. Ressenti contredit par des faits", nous a confié Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral. 

La Chambre des mises en accusation rendra sa décision le 22 octobre.