Samedi 3 mai, à Jambes. Florence Soille endort ses deux enfants, Raphaël (6 ans) et Mathieu (2,5 ans), avec des somnifères, leur attache bras et jambes puis les plonge l’un après l’autre dans la baignoire, pleine à ras bord. Elle les replace ensuite dans leur lit avant de passer la soirée avec son compagnon Paul-Eric Henrot sans rien lui avouer. Il découvrira l’indicible le lendemain après midi. Inculpée de double assassinat, Florence Soille a évoqué de lourds soucis financiers pour justifier son geste. Une peur de ne pas pouvoir assurer le bien-être de ses enfants. Dans sa dernière édition, en kiosque dès aujourd’hui, le magazine Paris Match développe un tout autre mobile.

Nos confrères écrivent en effet que "s’il ne peut être question, ici et dès à présent, de trancher des questions qui sont du ressort de la justice, il semble tout de même que la thèse de la femme angoissée par des questions financières mise en avant par Florence Soille doive être fortement nuancée. Si la jeune femme et son compagnon bénéficiaient de revenus de remplacement et autres allocations qu’on ne saurait qualifier d’importants, ils bénéficiaient aussi d’un avantage dont beaucoup de jeunes rêveraient : la maison de Jambes était payée, taxe cadastrale comprise, par le généreux père de Florence".

Une autre partie de l’enquête exclusive de Paris Match évoque même un autre mobile possible en mettant en évidence l’intérêt plus que prononcé de Florence Soille pour la pédagogie de type Steiner. Les journalistes Michel Bouffioux et Emmanuelle Jowa se penchent sur l’époque où la jeune femme vivait à Bois-de-Villers (Profondeville) dans un appartement se situant à la même adresse qu’une école prodiguant ce type d’enseignement. École au sein de laquelle le petit Raphaël était inscrit en maternelle. Toujours d’après Paris Match , la jeune femme a très mal vécu le déménagement pour Jambes, n’acceptant pas du tout l’idée que son plus petit enfant, Mathieu, doive être inscrit à l’école communale de Jambes et ainsi bénéficier d’un enseignement de type classique.


Impossible de rendre compte ici de toute l'enquête de Paris Match qui comporte bien d'autres informations et une autre photo inédite de la maman.