Faits divers

Mickaël Harpon, l’homme qui a tué à coups de couteau quatre fonctionnaires au sein de la préfecture de police de Paris jeudi, avant d’être abattu, s’était "converti à l’islam il y a 18 mois", a-t-on appris de source proche du dossier.

Né en Martinique, cet agent administratif de 45 ans était informaticien au sein du département technique travaillant à la direction du renseignement de la préfecture de Paris (DRPP), et souffrait de surdité.

Il a été abattu dans la cour de la préfecture de police par un policier. Ce fonctionnaire n’avait "jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d’alerte", a déclaré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ce quadragénaire résidait dans le Val d’Oise où une voisine, interrogée par l’AFP, l’a présenté comme une "personne ordinaire, quelqu’un de très calme". Il était marié avec une musulmane qui se trouvait hier soir en garde à vue.

Selon certaines sources, non encore confirmées hier soir par la justice, il aurait récemment été convoqué à un entretien par sa supérieure car depuis plusieurs mois, il refusait de serrer la main des femmes.


Le meurtrier avait un "comportement inhabituel et agité" la veille

L'épouse de l'homme qui a tué jeudi à coups de couteau quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris a décrit aux enquêteurs un "comportement inhabituel et agité" de son mari la veille au soir, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. Placée en garde à vue jeudi, la femme de cet agent administratif de 45 ans, abattu par un policier, était entendue par les enquêteurs de la brigade criminelle.

Les perquisitions menées jeudi au domicile du couple à Gonesse, en région parisienne, n'ont pas révélé d'éléments accréditant l'hypothèse d'une radicalisation violente de cet homme, converti à l'islam il y a 18 mois, a précisé cette source proche du dossier.

Le matériel informatique saisi lors de la perquisition était toujours en cours d'examen vendredi, a-t-elle ajouté.