Un enfer ! Bien que le mot n’émane point d’elle, Anne Snijder vit le pire depuis la rechute de son homme, opéré d’une tumeur cérébrale, fin 2011. Car, jusqu’ici, tout le monde se moque, comme d’une guigne, des "hallucinations, délires aigus" et accès de violence de sa moitié. "Ma fille de 9 ans, mon fils (13) et moi, on ne dort plus !", jure la Molenbeekoise. Jeudi soir encore, Blé Robert Adjobi leur en a fait voir de toutes les couleurs. Pour l’heure, sans porter la main sur quiconque.

Pourtant, de l’avis même de ses connaissances, ce papa ivoirien est un homme bien. Et l’ablation, à St-Luc, d’une tumeur avait mis fin aux écarts qu’expliquait une compression de la tumeur sur le cerveau. Las ! Il y a un mois, Anne Snijder les vit réapparaître.

En justice de paix, elle avait obtenu que son pro de l’import-export soit hospitalisé. Aussi les forces de police l’ont-elles conduit à St-Pierre... mais vite relâché. Car son "état terrible" n’est pas permanent. "Jeudi, il a tout de même vu une psychiatre. Qu’on a refusé que je voie. À minuit, ils l’ont laissé sur le parking. Alors que, fugueur, il est dangereux pour lui et autrui." Ce risque, le neurochirurgien Jacques Brotchi l’avait détecté, il y a huit jours. Et puis ? Plus rien. "Qu’attendent-ils pour m’aider, pour l’interner ?"