La criminalité violente a atteint l’an passé son seuil historique le plus bas.

La criminalité la plus violente, celle des crimes et tentatives de crimes, a atteint, l’an passé, en Région bruxelloise, son seuil historique le plus bas. S’il a ouvert 31 dossiers pour homicide en 2019, un bilan identique à 2018, le parquet de Bruxelles en a traité 139 l’an passé pour tentatives d’assassinat et meurtre contre 183 en 2018, soit un recul l’an passé de 25 pour cent.

Les chiffres nous sont communiqués par le porte-parole Denis Goeman. Ils permettent d’objectiver un recul constant depuis dix ans. Dans la capitale, il n’y a tout simplement jamais eu aussi peu d’homicides et tentatives d’homicide que l’an passé.

Le parquet de Bruxelles a ouvert 17 dossiers pour meurtre et 14 pour assassinat (homicide avec préméditation). Ces 31 dossiers en 2019, c’est un bon quart de moins qu’en 2017 et deux tiers de moins qu’en 2014. Le nombre de meurtres et d’assassinats ne cesse chaque année de reculer à Bruxelles (région complète) : 87 en 2014 ; 60 en 2015 ; 46 en 2016 ; 43 en 2017 ; 31 en 2018 ainsi qu’en 2019 mais "seulement" 139 dossiers pour tentative d’homicide contre 183 en 2018.

Dans une agglomération d’1,4 million d’habitants souvent présentée comme "dangereuse" par ceux qui ignorent probablement les chiffres de la criminalité à Londres, Amsterdam ou Los Angeles.

La plupart des crimes commis l’an passé ont été élucidés dans la mesure du moins où les enquêtes ont conduit à l’arrestation d’un ou plusieurs suspects. L’un des plus ardus à tirer au clair fut le meurtre d’un ancien bijoutier de 89 ans, Daniel Vander Meuter, retrouvé dans son habitation située rue Homère, à Anderlecht, victime de plusieurs coups de couteau. Exactement deux mois après les faits le 6 octobre, un suspect, âgé de 49 ans, était placé sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction. Il est toujours actuellement détenu.

Quant aux chiffres, les premiers publiés cette année, le porte-parole Denis Goeman précise qu’ils sont basés sur la qualification retenue à l’ouverture du dossier, lequel est susceptible d’évoluer en cours de procédure, outre le fait que la qualification finale revient bien évidemment au juge du fond.