Faits divers Les cahiers de vacances sont de sortie cet été. Bonne ou mauvaise idée ?

Pour que leur enfant trouve le temps moins long, certains parents se tournent vers les cahiers de vacances. " Si l’enfant est demandeur, si cela l’amuse, pourquoi pas, on ne va pas lui interdire. Mais ce n’est pas une obligation ", glisse Valentine Anciaux, psychoéducatrice.

La spécialiste émet quelques réserves sur le support. "Les cahiers de vacances n’exploitent que la lecture et les calculs à travers un stylo et une feuille. L’enfant ne doit pas être cantonné à cela. Il peut apprendre par d’autres moyens." Parmi ces autres biais, les balades dans la nature, la construction de cabane ou la cuisine. Des activités que l’enfant ne réalise pas le reste de l’année. "Avec la préparation d’un gâteau, l’enfant se frotte aux notions de mesure ; combien il faut de grammes de sucre, de farine, de levure. Ce genre d’activité met du sens dans ce qu’il fait."

La psychoéducatrice recommande tout de même des cahiers de vacances comme les Cahiers Filliozat. Ils développent l’estime de soi et insistent sur les émotions comme la colère ou la peur. Les cahiers de vacances sont souvent achetés à l’initiative des parents. "Ils veulent se rassurer. Ils ont peur que leurs fils ou leurs filles perdent leurs acquis. Malgré une pause de plusieurs semaines, un enfant sait toujours écrire."

En plus des cahiers de vacances, des stages de soutien scolaire sont proposés l’été. Pour Valentine Anciaux, "ils constituent un bon coup de pouce pour ceux et celles qui sont en deuxième session. Si l’enfant n’est pas dans cette situation, on oublie les stages !". Elle conseille de se lancer dans un stage de soutien scolaire au début du mois d’août. "En juillet, on laisse les enfants tranquilles ! Une respiration est nécessaire. Si l’on pousse notre enfant à travailler tout l’été, il en sortira dégoûté. Il faut créer le manque de l’école."