Le fond de l’affaire devrait être examiné dans trois mois.

Alors que l’affaire à charge de Jean-Charles Luperto devait être évoquée ce mardi devant la cour d’appel de Liège, on apprend que les avocats de la défense ont demandé une remise du dossier…

L’affaire devrait, à bonne source, être fixée en mai. Cette fois, on nous promet que le fond du dossier pourra enfin être examiné par les magistrats.

Jean-Charles Luperto nie les faits de mœurs mis à sa charge mais la chambre des mises en accusation de Liège a estimé que des indices existaient. Un enfant a expliqué avoir, à plusieurs reprises en 2014, constaté que Jean-Charles Luperto se masturbait dans les toilettes de la station-service de Spy. Depuis, on ne cesse d’aller de péripétie en péripétie.

Petit récapitulatif. En octobre dernier, la cour d’appel de Liège a rendu une décision de réouverture des débats dans le dossier judiciaire à charge du député-bourgmestre de Sambreville. Ce dernier a été en appel de la décision de renvoi devant le tribunal correctionnel de Namur pour les faits d’outrages publics aux mœurs dont il est inculpé.

Sa défense estimait que le tribunal correctionnel n’était pas compétent pour juger l’affaire car l’immunité parlementaire du député-bourgmestre aurait été levée en 2015 sur base d’un dossier incomplet.

La cour d’appel de Liège a constaté que le moyen de défense de Jean-Charles Luperto avait déjà été soulevé et ne pouvait plus être évoqué. La cour a donc décidé de renvoyer l’examen de l’affaire en février prochain directement en appel, lui enlevant la possibilité d’une double instance.