L’enfant a été libéré contre rançon. Six suspects arrêtés, un septième libéré sous condition.

Le parquet du Limbourg a annoncé ce lundi la fin d’un kidnapping qui a duré pas moins de 42 jours. La plus longue séquestration contre rançon en Belgique. Un enfant de 13 ans a été enlevé à Genk, en plein confinement. Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 avril, plusieurs hommes lourdement armés et masqués ont fait irruption au domicile familial de l’enfant avant d’emmener ce dernier. Ils ont réclamé une rançon à la famille, de l’ordre de cinq millions d’euros selon certains médias flamands. Pendant ces 42 jours, les ravisseurs ont parfois donné des nouvelles à la famille, envoyant ainsi des photos de l’enfant, prouvant de la sorte qu’il était encore vivant. La séquestration a donc pris fin ce lundi. L’enfant se porte bien. Six personnes ont été interpellées, une septième a été arrêtée sous condition, ont précisé les autorités judiciaires. L’enquête qui a permis la fin de ce kidnapping a été longuement menée, dans la discrétion absolue, avec la collobaration de plusieurs services de police, dont certains étrangers.

Ce lundi, la famille de l’enfant a toutefois exprimé sa colère. À travers la voix de son avocat, qui s’est exprimé chez nos confrères du journal Het Laatste Nieuws, la famille estime ainsi que si l’enfant a été enlevé, c’est à cause de la justice “qui a donné des idées aux ravisseurs”.

Certains membres de cette famille sont bien connus de la justice. L’oncle et le papa de l’enfant ont été condamnés pour trafic de cocaïne. Au cours du procès, il a été dit que la famille possédait plusieurs millions d’euros.

“La famille n’est pas aussi riche que ce qui a été dit”

La famille reproche cette image de fortune. “Ce n’est pas du tout le cas. Il n’était pas question de luxe avec eux. Tout le monde à Waterschei confirmera que la famille T. a maintenu un mode de vie normal. Les sommes importantes mentionnées dans l’affaire de drogue sont purement basées sur la déclaration d’une personne qui a été aveuglément crue par le tribunal”, a déclaré Maître Scheerlinck à nos confrères de HLN.

“Le tribunal a laissé croire que c’était le cas et a ainsi donné une image erronée de la famille T. Cette réputation a été reprise dans le milieu criminel avec toutes ses conséquences”. L’avocat qui défend l’oncle de l’enfant enlevé, oncle condamné à 15 ans de prison en 2019, assure que la famille n’est pas violente et qu’il n’est pas ici question d’un règlement de compte entre trafiquants.

Et l’avocat d’ajouter qu’il compte d’ailleurs se rendre devant la cour européenne des droits de l’Homme pour contester le jugement prononcé en Belgique à l’encontre de son client.

Une fois l’enfant libéré ce lundi peu après minuit, pas moins de douze perquisitions ont eu lieu, dont quatre à Anvers et huit dans le Limbourg. Au total, sept personnes ont donc pu être interpellées.