Le parquet de Bruxelles veut retrouver au plus vite l’auteur de ces mauvaises blagues qui entraînent d’importants moyens de sécurité

L’affaire des enveloppes suspectes semblait prendre fin vendredi dernier après deux épisodes consécutifs, un premier à Namur, un second à Bruxelles mais ce fut reparti pour un tour ce lundi matin, avec un nouveau courrier envoyé au cabinet du ministre des Affaires Etrangères, Philippe Goffin. Après un confinement de plusieurs heures, le personnel a pu reprendre ses activités en fin d’après-midi. Verdict ? Mauvaise blague, une fois encore.

Si le ou les auteur(s) de ces expéditions de farine dans les cabinets ministériels semble (nt) trouver cela drôle, du côté du parquet de Bruxelles, on fait une priorité de l’enquête visant à le(s) retrouver.

Une information judiciaire du chef de fausses menaces d’attentat relative aux différentes enveloppes suspectes découvertes dans plusieurs administrations bruxelloises est bien évidemment toujours en cours. Aucun produit suspect n’a été détecté au sein des enveloppes. À ce stade un lien avec les dossiers ouverts à Namur la veille suivant le même modus operandi n’est pas encore établi, il n’est cependant pas exclu”, précise le magistrat et porte-parole du parquet de Bruxelles, Denis Goeman. Il ajoute que le parquet attend les analyses entreprises par le laboratoire de la police fédérale relative aux éventuelles traces exploitables sur les différentes enveloppes.

Il s’agit d’une enquête prioritaire dans la mesure où ce type d’infraction engendre un déploiement considérable tant au niveau humain que matériel. La loi prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison, peine permettant de requérir un mandat d’arrêt à l’encontre du suspect. Outre l’aspect pénal, le suspect risque aussi d’importantes condamnations civiles au vu des coûts engendrés par le déploiement matériel pour sécuriser les lieux notamment”.