Faits divers Ce système de géolocalisation maintient le donneur de coups à distance.

L’actualité a été tragiquement marquée ce week-end par la mort, à Bouffioux (région de Charleroi), d’Aurélie Montchery, tuée par son ex-compagnon qui avait été libéré quelques jours auparavant après avoir déjà été incarcéré pour coups et blessures.

Hasard du calendrier, une proposition de loi visant justement à lutter contre la violence contre les femmes sera discutée ce jeudi à la Chambre. Ce texte a été déposé par les députés CDH Vanessa Matz et Maxime Prévot.

Il se base sur des constats alarmistes : en 2018, 38 964 plaintes ont été enregistrées par les services de police, dont 21 604 sont des violences intrafamiliales physiques. Et cela alors qu’à peine une femme victime sur quatre déclare l’incident à la police.

La loi relative à l’interdiction temporaire de résidence en cas de violence existe déjà. Un magistrat peut imposer à l’auteur de quitter le domicile familial. En théorie, la loi évite donc que ce soit toujours la victime qui doive se réfugier ailleurs qu’au domicile. En pratique, elle est très peu appliquée car compliquée à mettre en œuvre et à contrôler.

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