Faits divers Le véhicule avec la fausse plaque roulait à du 138 km/h au lieu de 90.

S’il est plus fréquent d’avoir à comparaître devant le tribunal de police que devant le correctionnel, cela reste désagréable ! Surtout quand on a rien à se reprocher…

C’est ce qui est arrivé ce vendredi à Laurent Padot. Le motard avait à se défendre par rapport à un excès de vitesse de 48 km/h sur la chaussée de Bruxelles à Soignies en juin 2018 alors qu’il dit qu’il n’était pas au volant de sa moto à ce moment-là. Pour lui, il n’y a pas de doute : sa plaque a été copiée ! "Un collègue camionneur a déjà vu un motard circuler dans Soignies avec la même plaque que moi", souligne Laurent.

Et d’ajouter : "Je fais de nombreuses balades… Et on parle entre motards… La pratique commence à se développer avec les plaques de motos. Je suis loin d’être le premier à qui ça arrive. Comme on ne roule que quand il fait beau, certains ont difficile de payer l’assurance. Ils préfèrent prendre le risque de copier une plaque. Cela se fait très facilement maintenant. Ils repèrent une moto correspondant au modèle de la leur et la copient. Comme je participe souvent à des rassemblements, je me dis que c’est très certainement lors d’un événement avec du monde qu’on a dû repérer mon engin et le numéro de plaque."

En attendant, alors qu’il n’avait jamais été flashé auparavant, cela fait, en à peine trois ans, la deuxième fois que Laurent avait à comparaître devant le tribunal de police pour un excès de vitesse.

"En 2015, j’ai été flashé à du 80 km/h au lieu de 50. En 2016, j’ai été condamné à une amende de 300 euros et à un retrait de permis de quinze jours. Auparavant, je n’avais même jamais été flashé et voilà qu’en trois ans, je m’y retrouve pour la deuxième fois."

Ce vendredi, Laurent s’est expliqué sans avocat. "J’ai envoyé à la zone de police une copie de ma feuille de route. Je suis chauffeur de camion et ce document prouve que je travaillais bien à ce moment-là. J’avais roulé de 6 h à 12 h 30 et l’après-midi j’avais travaillé dans l’atelier. Il était impossible pour moi de me retrouver à cet endroit-là, à ce moment-là."

Cette feuille de route n’est toutefois pas arrivée dans les mains du président du tribunal de police de Mons qui a accepté de donner un délai au motard pour que celui-ci la transmette. "Je dois revenir en juin", souligne Laurent.

Si le tribunal n’entend pas son argument, Laurent risque, en tout cas, très gros. Une récidive légale avec un excès de 48 km/h, cela peut coûter très cher.