De plus en plus d'interdictions sont prononcées pour des faits de violence à l'extérieur du stade, et c'était même le cas l'an dernier pour près de la moitié des interdictions, écrit le journal De Zondag sur base de chiffres de la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden.

En 2019, 1.127 interdictions de stade ont été décidées. En 2020 et 2021, années marquées par la pandémie, il y a eu respectivement 596 et 169 interdictions. La durée de l'interdiction de stade varie entre trois mois et cinq ans. Ces trois dernières années, 865 interdictions de stade ont été prononcées pour incitation aux coups et blessures ou à la haine à l'intérieur des stades. 

Parmi celles-ci, 19 étaient liées au racisme. Par ailleurs, de plus en plus d'interdictions sont liées à des faits qui ont en lieu en dehors des stades, comme des comportements agressifs sur des parkings d'autoroute ou des combats organisés entre groupes de supporters. Cela s'explique par les huis-clos qui ont frappé les matches de foot en raison des mesures sanitaires. La violence s'est ainsi déplacée en dehors des stades.