Faits divers

Le tribunal d'application des peines siégeant à Bruxelles a décidé jeudi d'accorder la libération conditionnelle à Geneviève Lhermitte, condamnée à perpétuité pour avoir tué ses cinq enfants en 2007, selon une information de Sudinfo confirmée par son avocat Nicolas Cohen.

Le tribunal d'application des peines a marqué son accord sur le plan de reclassement en centre psychiatrique fermé présenté quelques semaines plus tôt par son avocat Me Nicolas Cohen. Geneviève Lhermitte sera remise en liberté sous conditions lorsqu'une place se libérera dans le centre psychiatrique de son choix.

En mars, Me Cohen exposait la volonté de sa cliente d'intégrer un centre psychiatrique fermé afin de poursuivre le travail thérapeutique entamé durant sa réclusion. Une première demande de libération introduite en 2017 avait été refusée. "Elle ressent le besoin d'être accompagnée après 12 années de détention", commente Me Cohen.

Geneviève Lhermitte peut prétendre, plus de 10 ans après les faits, à une libération conditionnelle et à des permissions de sortie.

Le 28 février 2007, Geneviève Lhermitte a commis un quintuple infanticide, dans sa maison familiale à Nivelles, en l'absence de son époux, Bouchaïb Moqadem, qui était en voyage à l'étranger. Elle avait assommé puis égorgé ses cinq enfants. Le plus petit, Mehdi, avait 3 ans. La plus âgée, Yasmine, avait 14 ans.

Elle a été jugée par la cour d'assises de Nivelles en 2008 et condamnée à la réclusion à perpétuité. Depuis, elle purge sa peine à la prison de Forest-Berkendael.