1 842 condamnés en fuite sont recherchés par l’équipe du Fast. 

Mais qui définit donc la liste des priorités et qui choisit d’intégrer des fugitifs dans la liste des Most Wanted, la liste des 20 criminels les plus recherchés de Belgique ? C’est le Fast qui détient cette lourde responsabilité. 

Pour le nouveau patron de cette équipe spécialisée de la police fédérale, ces choix doivent faire l’objet à l’avenir de décisions communes. "Pour moi, à titre personnel, entre un pédophile en fuite condamné à 3 ans de prison, un criminel condamné à 15 ans et un dealer condamné à 10 ans, mon choix est vite fait : je recherche d’abord le pédophile parce que je ne veux pas qu’il fasse de nouvelles victimes. Mais j’estime qu’on ne peut plus travailler sur base de choix qui sont personnels. Raison pour laquelle je voudrais que ces priorités soient établies par un ensemble d’acteurs concernés. La justice, la police et le politique doivent définir ensemble ces priorités. Afin qu’on sache nous, au sein du Fast, si on doit concentrer d’abord nos recherches sur des FTF, les combattants étrangers de retour ou non en Belgique, les dealers ou les braqueurs. Qu’on sache aussi lesquels chercher prioritairement. Nos missions se concentrent sur les condamnés en fuite et uniquement les condamnés. Avec des priorités définies par l’ensemble des acteurs concernés, on ne pourra nous reprocher par la suite d’avoir réalisé des mauvais choix dans la liste des Most Wanted. Je veux pouvoir créer un cadre clair pour que tout le monde soit d’accord sur ces priorités", précise Gerry Van Loock, pas du genre à jouer cavalier seul.