Faits divers Gino Russo, le papa de Mélissa, a été interrogé ce vendredi matin sur la chaîne française RMC.

Pour rappel, ce jeudi, le tribunal de l'application des peines (TAP) de Bruxelles a examiné une demande d'expertise psychiatrique déposée par les avocats de Marc Dutroux, emprisonné depuis 23 ans. La requête s'inscrit dans la constitution d'un dossier pour appuyer prochainement une demande de libération conditionnelle du détenu. Finalement, la décision du TAP devrait intervenir le 28 octobre prochain.

Du côté du parquet de Bruxelles, on a déjà émis un avis favorable à la requête de Bruno Dayez, avocat de Marc Dutroux. Invité à témoigner ce vendredi matin sur RMC, Gino Russo, le papa de Mélissa, a tenu à apporter certaines clarifications. "C’est un avis uniquement du parquet. C’est maintenant au Tribunal d’application des peines composé de cinq personnes - 2 magristrats et 3 assistants - d’établir si on peut répondre positivement à la demande de désignation d’un collège d’experts psychiatres. Mais il faut tout de même souligner qu’il y a déjà eu trois rapports d’experts psychiatres qui ont dit clairement qu’il y avait une absence d’empathie chez Marc Dutroux, que c’était un psychopathe, qu'il n’était pas guérissable.."

A l'antenne, Gino Russo n'a pas caché sa colère envers l'avocat de Marc Dutroux et a dénoncé "l’attitude perfide, perverse et sadique de Me Bruno Dayez, qui utilise des mensonges pour défendre son client. Ça, évidemment, c'est chaque fois une provocation. Ce sont des coups de boutoir pour nous. Quand je parle de mensonges, c’est que l’absence de place des parties civiles et des victimes dans la procédure lui permet de victimiser son client. Me Dayez n’utilise jamais les faits commis par la bande de criminels mais utilise les conditions d’incarcération de son client pour le victimiser et fait abstraction de tous les crimes qu’il a commis. Nous, pour avoir notre place et pour pouvoir donner notre avis, nous avons dû nous faire violence. On a dû lire tous les rapports d’autopsie, tous les rapports psychiatriques, nous avons dû observer tous les dossiers photos par rapport à notre fille… Systématiquement, nous devons nous faire violence et c'est chaque fois des coups de boutoir, et cela dure depuis 23 ans."