Vous êtes nombreux à nous avoir contactés mardi après midi, à propos d’un incident survenu vers 14 h 30 dans un train de passagers reliant Mons à Brussels Airport, à la suite duquel un jeune homme débarqué du train a été vu, le visage en sang, sur le quai de la gare de Jurbise. Dans le train se trouvait l’avocate pénaliste connue Nathalie Gallant. Celle-ci a publié son témoignage sur son profil Facebook ainsi qu’une photo du jeune homme en sang. 

“Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, relate Nathalie Gallant. Nous n’étions pas dans le même compartiment. A un moment, nous avons entendu des éclats de voix et il a été annoncé après un long moment que le train n’irait pas plus loin et que nous devions tous descendre. J’ignore ce qui est à l’origine de l’altercation et si celle-ci a été provoquée par un problème de ticket ou de port du masque ou si une discussion a mal tourné, mais quand j’apprends que l’accompagnateur se plaint d’avoir mal à une main et d’avoir perdu son masque et que je vois l’état dans lequel se trouve le jeune homme, la disproportionnalité m’interpelle”.

Le train avait quitté Mons à 14 h 18. En gare de Jurbise, il a été annoncé par les haut-parleurs qu’un “accompagnateur” avait été “agressé”. Mais qu’en est-il réellement ? La photo a été prise avec l’accord du jeune homme qui, sur le quai, répétait qu’"il devait absolument être à 16 h à son travail”. Pour Me Gallant, dont on connaît la précision de l’expression, “il ne faut pas être très physionomiste pour constater cette disproportionnalité entre l’accompagnateur qui avait perdu son masque, sans doute tombé lors de l’altercation, et dont la main était blessée (sans doute suite aux coups donnés) et le jeune homme qui a dû recevoir plusieurs coups puisque l’arcade sourcilière était ouverte profondément et qu’il présentait des balafres sanguinolentes tout le long du visage.“

On l’a encore vu ce week-end notamment à Roulers: les incidents se multiplient. Me Gallant y voit un effet de la tension qui règne actuellement. Contactée, Elisa Roux, porte-parole de la SNCB ne pouvait réagir: “Nous n’avons actuellement pas d’information sur les circonstances de cette histoire ni ne pouvons faire de commentaires sur une affaire en cours”.