Happart: positif au volant
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Faits divers

Happart: positif au volant

Jean-Michel Crespin

Publié le - Mis à jour le

Le président du Parlement wallon, impliqué dans un accident, souffre d'une double fracture de la clavicule

ANS C'est en toute franchise que José Happart, président du Parlement wallon, admet avoir repris le volant vendredi soir en ayant bu un petit verre de trop.

»C'est vrai, j'étais à une fête privée et j'ai bu 5 ou 6 verres, sans plus. Au moment de reprendre ma voiture, j'étais en état de conduire. J'ai alors vu des phares et j'ai estimé avoir le temps de passer.»

Mais ce n'était pas le cas, la Mercedes qui débouchait rue Édouard Colson, à Ans, roulait plus vite que ce qu'estimait l'ancien ministre wallon.

Le choc fut relativement violent. Si le chauffeur de la Mercedes s'en est sorti avec une douleur au genou, José Happart, lui, souffre d'une double fracture de la clavicule. «Un os a éclaté en cinq morceaux et c'est donc inopérable. J'en ai pour 8 semaines à rester le bras en bandoulière. Mais je suis heureux parce que, vu l'état de l'avant de ma voiture, j'aurais pu être bien plus grièvement blessé.»

Mais les choses n'en sont pas restées au simple constat. Lorsque les policiers arrivés sur place ont demandé au président de souffler dans le ballon, il s'est avéré qu'il était positif. Après avoir été soigné à la clinique de l'Espérance, il a donc été ramené au poste pour souffler dans l'éthylotest. Là, il s'est avéré que M.Happart était positif avec une alcoolémie de 0,78 gramme d'alcool par litre de sang.

Comme le veut la procédure, le permis du Wallon lui a été retiré pendant trois heures.

«Bon, c'est vrai, j'étais positif. Mais pas saoul. C'est vrai aussi qu'en tant qu'homme public, je dois montrer l'exemple et que ce n'est pas une bonne image. Mais, par contre, je peste sur ce qu'une certaine presse a pu écrire. On a dit que j'avais fait pression sur la police pour qu'on oublie le résultat de l'éthylotest. C'est entièrement faux. Ces propos ont d'ailleurs été démentis par moi-même, mais aussi par la police et par le parquet de Liège. Je ne comprends pas comment on peut croire une accusation venant d'un policier anonyme. D'ailleurs, à ma connaissance, le journaliste a vérifié cette accusation avant parution. On l'a démenti et il l'a écrit quand même!»

Il n'en reste pas moins vrai qu'en tant qu'homme politique de premier rang, José Happart a fauté. Ce ne sont d'ailleurs pas là ses premiers ennuis avec le code de la route. En février 2002, José Happart avait d'ailleurs admis que son chauffeur roulait souvent à plus de 150 km/h! Mais je paie les amendes!», avait-il cru bon d'ajouter.

© La Dernière Heure 2006

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