L’hiver, c’est la saison des écharpes et des gants mais c’est aussi celle du harcèlement scolaire, affirme le psychopédagogue Bruno Humbeeck, en nous présentant le lancement de l’application Cyber Help. 

"C’est comme dans les émissions de téléréalité. Au début, tout va bien entre les candidats et c’est par la suite que cela dégénère. À l’école, c’est pareil : à la rentrée, les cas de cyber-harcèlement ne sont pas très nombreux. Arrivent ensuite les secousses émotionnelles vers novembre-décembre. Et c’est après cela que la situation s’aggrave et que le cyber-harcèlement se met en place. Vers les mois de mai-juin, on assiste à une chute des cas. Et c’est ainsi chaque année."

Des cas de cyber-harcèlement scolaire qui, toujours selon le spécialiste Bruno Humbeeck, sont encore plus difficiles à vivre pour les victimes lorsque le groupe approuve les propos lancés par le harceleur. "Le nombre de likes au commentaire de départ du harceleur va véritablement avoir un impact sur la victime. Plus il est important, plus la victime se sentira anéantie. Et davantage encore par ces approbations du groupe que par le commentaire initial".