Faits divers L’homme continue pourtant de fréquenter le club où l’incident a eu lieu.

C’est un incident qui a mené à l’ouverture d’une instruction judiciaire à Namur. Des experts sont descendus au stand de tir de Vezin après qu’un homme s’est plaint d’y avoir perdu l’usage d’un œil. Au pénal, l’affaire, après enquête, s’est clôturée par un non-lieu après expertise balistique et essais de tir.

Pas de quoi décourager pour autant le plaignant, qui attaque désormais le Ranger’s Club Tir de Vezin au civil. Une première audience a eu lieu vendredi dernier devant le tribunal civil de Namur. L’un des gérants du club nous confie son incompréhension face à la réaction de ce membre pourtant fidèle. “Il nous attaque en justice mais il continue de tirer chez nous très régulièrement”, s’étonne celui qui impose depuis l’incident à tous les tireurs le port obligatoire de lunettes de protection.

“Il n’en portait pas ce jour-là et dit avoir été victime d’un tir par ricochets au niveau de l’œil. Par précaution, nous imposons désormais ces lunettes à tous”, ajoute le gérant, défendu en justice par le pénaliste Fabian Lauvaux. “L’instruction pénale n’a pas permis de dégager la moindre responsabilité ou négligence du club. Au civil, je ne vois pas quelle faute aurait pu être commise par l’ASBL en lien avec le dommage subi”, dit l’avocat, ajoutant que “l’agrément a par ailleurs toujours été renouvelé et validé par le gouverneur sans la moindre difficulté, et ce conformément à la loi”.

Dans sa citation devant le tribunal, l’homme qui a perdu l’usage de son œil estime que les installations sont dangereuses mais continuerait pourtant à s’y rendre régulièrement. “Ce qui est pour le moins paradoxal”, poursuit Fabian Lauvaux.

Nous avons tenté de joindre l’avocat du plaignant mais nos messages sont restés sans réponse.

Le gérant du club de tir assure de son côté qu’il n’y a jamais eu d’autres incidents à déplorer chez lui.