Un habitant de Châtelet a comparu pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. En 2014, il s'était battu avec son voisin. Au terme de la rixe, la victime était décédée des suites d'une "mort subite" due à un stress intense. Le 1er août 2014, vers 01h00 du matin, Mazar I. (48 ans) s'était présenté quelque peu énervé chez ses voisins et locataires du dessous pour leur demander de faire moins de bruit. Le prévenu, Christophe K., était alors intervenu et s'en était pris violemment au propriétaire. Selon le parquet, il aurait saisi un couteau à steak dans son appartement et, alors que l'ensemble des protagonistes se déplaçait vers l'extérieur, aurait donné des coups de poing et provoqué trois estafilades à l'aide de l'arme blanche au visage de la victime. Blessé, Mazar I. était alors allé chercher un bâton chez lui mais son neveu lui avait ôté l'arme des mains. Peu après avoir appelé la police, le propriétaire s'était effondré.

L'autopsie a démontré qu'il s'agissait d'une mort subite due à un stress intense.

Selon Me Schonnartz, conseil du neveu de la victime, ce stress intense a bien été causé par le prévenu qui a porté des coups à Mazar I., notamment à l'aide d'un couteau. Le parquet s'est rallié à cette thèse et estime que les coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner sont établis. Le substitut Bury a réclamé une peine sévère et, en cas de sursis probatoire, une abstinence totale du prévenu en ce qui concerne l'alcool.

Me Poisson, conseil de Christophe K., a pour sa part plaidé l'acquittement. Il estime qu'un doute subsiste quant au lien causal entre le décès de la victime, dont les artères étaient bouchées à 70%, et l'échauffourée. Il affirme également que personne ne peut certifier que son client était bel et bien porteur du couteau et qu'il est responsable des estafilades sur le visage de Mazar I..

Jugement le 9 septembre.