Le projectile a explosé dans la boîte crânienne d'Eric Mabeau : il est mort hier

MARCHIENNE-AU-PONT "Je viens de tuer mon vieux copain." Voici l'appel qu'a reçu le centraliste de la police locale de Charleroi, mercredi vers 22 h 45. Jacquy Sibille, 35 ans, venait en effet de tirer à deux reprises sur son ami Eric Mabeau, 42 ans. Les deux hommes habitaient dans le même immeuble de Marchienne-au-Pont, au n° 111 de la rue Pierre Bauwens.

Comme souvent, Eric est descendu discuter et boire un verre dans l'appartement de Jacquy. Mais après une demi-bouteille de pastis, le ton a subitement monté. Vraisemblablement lorsque la discussion a abordé une ancienne liaison amoureuse commune aux deux hommes. Jacquy a véritablement perdu les pédales. Ivre de colère, il a saisi sa 22 Long Rifle et a tiré à deux reprises en direction d'Eric, l'atteignant à la tête.

Le coup de feu ne lui a laissé aucune chance : l'un des projectiles a en effet pénétré dans sa boîte crânienne par l'orbite d'un oeil avant d'exploser. La victime s'est effondrée sur le parquet, la tête ensanglantée.

Poursuivi pour assassinat

Conscient d'avoir commis l'irréparable, Jacquy Sibille s'est rendu chez une colocataire au rez-de-chaussée. Et il a lui-même prévenu la police.

À l'arrivée des secours, Eric Mabeau était toujours vivant, mais agonisait dans une mare de sang. Évacué par la grande échelle des pompiers et transporté à la clinique Reine Fabiola de Montignies-sur-Sambre, il n'a pas survécu à ses blessures. Jacquy Sibille n'a opposé aucune résistance lorsque les policiers locaux de Charleroi l'ont intercepté. L'affaire a été mise à l'instruction du chef de tentative d'assassinat. Une inculpation requalifiée dès l'annonce du décès d'Eric Mabeau. Son ami et assassin, Jacquy Sibille, a quant à lui été placé sous mandat d'arrêt.



© La Dernière Heure 2007