Le tribunal correctionnel de Liège a examiné un dossier assez nauséabond. En effet, un homme devait répondre d’avoir violé sa fille adoptive lorsque celle-ci est venue habiter chez lui.

Pierre (prénom d’emprunt pour protéger l’identité de la victime), 28 ans, a rencontré une dame alors que celle-ci avait déjà Déborah, une petite fille née d’une précédente union.

Lorsque le couple s’est séparé, c’est la mère qui a eu la garde principale. Mais en 2008, alors qu’elle était âgée de 14 ans, elle a demandé à aller habiter chez son père adoptif. Très vite, l’homme a adopté un comportement tout à fait anormal envers la jeune fille. Il a commencé à avoir des attitudes clairement sexuelles alors qu’il était en présence de l’adolescente.

Il lui est arrivé, par exemple, de regarder des films pornographiques en présence de Déborah. L’homme se masturbait également alors que la jeune fille se trouvait dans la même pièce. Il a ensuite commencé à l’embrasser ainsi qu’à lui toucher les parties intimes.

Lorsque l’adolescente travaillait dans la friterie de l’intéressé, il n’hésitait pas à lui toucher les fesses…

Détail sordide, l’homme reniflait les strings usagés de la jeune fille. Après les attentats à la pudeur, l’auteur a tenté de la violer, sans y parvenir.

Lors d’une soirée de nouvel an en 2010, Pierre avait bu. Lorsqu’il est rentré à son domicile avec la jeune fille, il a mis une vidéo pornographique avant de se masturber. Il a ensuite déshabillé Déborah et l’a violée.

Le 18 janvier 2010, la mère s’est rendue aux services de police pour dénoncer les faits.

Devant les enquêteurs et le tribunal, l’homme a tenté de minimiser les faits en expliquant qu’il s’agissait de gestes réciproques. Il a eu des difficultés à admettre sa responsabilité tout en tentant de nier les faits commis alors que l’enfant était la plus jeune.

Le tribunal n’a pas cru à ses explications, d’autant que l’expert a estimé que les déclarations de la jeune fille étaient crédibles. Le prévenu a écopé de 18 mois de prison avec sursis probatoire.