Faits divers Le parquet confirme qu’au moins un mineur avait déjà participé aux incidents du 15 novembre.

Samedi dernier, Bruxelles a vécu une troisième émeute en quelques jours, dans le quartier Louise et à la Porte de Namur. Ce nouvel incident pourrait être l’œuvre des mêmes émeutiers.

Le parquet confirme, pour le moment, qu’au moins un mineur avait déjà participé aux incidents survenus lors du passage de la star des réseaux sociaux Vargasss92, le 15 novembre à la place de la Monnaie. Le juge de jeunesse a décidé d’imposer des conditions au jeune Bruxellois, mais n’a pas demandé son placement dans une section fermée d’une institution publique de protection de la jeunesse (IPPJ).

D’autres émeutiers pourraient aussi avoir participé aux précédents incidents, puisque des identifications sont toujours en cours.

C’est la raison pour laquelle le parquet n’exclut pas d’autres cas similaires, même s’il n’est pour le moment pas question d’association de malfaiteurs, faute d’éléments suffisants.

L’enquête continue en tout cas de progresser, puisqu’une mise à disposition du parquet a été décidée dans trois autres dossiers.

Un autre mineur bruxellois, qui n’était pas présent lors des émeutes précédentes, a été entendu par un magistrat concernant la détention d’une arme qui n’a pas été utilisée samedi dernier. Il a été libéré après son audition.

Un jeune originaire de Flandre-Orientale a, quant à lui, été mis à disposition du parquet de sa région d’origine.

Enfin, un homme majeur a été déféré devant le juge d’instruction, et un mandat d’arrêt a été requis à son encontre pour vol avec effraction et destruction volontaire d’un véhicule. Il a depuis été libéré sous conditions.

La plupart des jeunes ayant participé aux incidents de samedi étaient originaires de Bruxelles, précise le parquet. Un tiers des émeutiers venaient quant à eux de Flandre.

Le parquet de Bruxelles rappelle également qu’il agit dans les limites du cadre légal et selon les éléments concrets dont il dispose.

Cette mise au point des autorités judiciaires fait suite à différentes réactions politiques qui jugeaient rapide la remise en liberté des jeunes arrêtés lors des incidents survenus ces derniers jours dans la capitale.

Pour rappel, soixante arrestations administratives et onze judiciaires ont eu lieu en marge de la manifestation contre l’esclavage en Libye samedi dernier, dans le quartier Louise et à la Porte de Namur.