Les faits s'étaient déroulés dans la nuit du 13 au 14 mars 2019. La nuit des faits, la guardia civil avait été alertée par un voisin qui avait entendu des cris angoissants d’enfants en provenance de la propriété sur laquelle l’inscription “Vous allez tous mourir” avait été inscrite à l’encre rouge.

Arrivés sur place, les enquêteurs avaient rapidement interpellé leur père, un ressortissant belge d’une trentaine d’années : Gabriel Salvador Carvajal. Les deux enfants et leur mère espagnole, étaient introuvables. Dans la matinée, Maria Gombau Mesua, hystérique, avait été retrouvée, tentant de se cacher, totalement nue, dans un tonneau en plastique. 


Dans l’après-midi, on retrouvait les dépouilles des deux malheureuses victimes.

Si les circonstances du drame étaient encore floues au lendemain de leur arrestation, les auditions des parents avaient rapidement permis d’établir que la mère avait porté des coups à ses enfants. Elle avait baigné ses enfants, pour “laver leurs âmes” suivant un rituel bien précis, avant de leur porter les coups fatals, estimant qu’ils devaient mourir pour se réincarner dans un monde meilleur !

Quelques jours après les faits, on apprenait que la mère infanticide avait déjà eu des crises de démence menaçant de se suicider pour “rejoindre le créateur” et que, malgré les demandes incessantes de la grand-mère des enfants, leur garde n’avait jamais été retirée à leur mère.

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Quant au père de famille, Gabriel Carvajal, il a nié jusqu'au bout être impliqué dans l'infanticide. Ce ressortissant belge originaire de Bruxelles venait d’être licencié d’un bar valencien pour manque de ponctualité. Lors du procès, il était accusé d’avoir embrigadé sa compagne dans des cultes satanistes et de l'avoir poussé à commettre l’irréparable. Il était également accusé par le procureur du Roi espagnol d'avoir lui aussi participé à l'exécution de ses enfants, en leur assénant des coups et en les noyant. 

Selon le média espagnol ABC, le jury populaire a reconnu la mère coupable à l'unanimité tandis que Gabriel C a été reconnu coupable à huit voix contre une. 

Cependant, précise ABC, le jury estime que la mère n'était pas responsable de ses actes en raison de la crise de schizophrénie paranoïde aiguë dont elle souffrait aux moments des faits. Une crise probablement accentuée par la consommation de drogues diverses. Par conséquent, elle ne devrait pas se retrouver derrière les barreaux mais bien dans une institution psychiatrique. Son avocat a en tous cas plaisé en ce sens, avec un maximum de 7 années en institution.

Le Parquet, de son côté, n'a pas changé son réquisitoire d'un iota depuis le début du procès, et réclame pour le père belge une condamnation à 50 ans de prison (25 pour chaque enfant) et de 25 ans de mise à disposition psychiatrique pour la mère.