Les appareils électriques noyés de plus de deux ans n’ont plus de valeur

GEMBLOUX Dimanche, la ville de Gembloux a été la cible de torrents de boues et d’eaux qui ont inondé divers quartiers. Les pompiers gembloutois ont totalisé pas moins de 200 appels.

L’orage a surpris tout le monde et les inondations se sont concentrées dans quelques rues, situées à proximité de l’Orneau : “Lors de crues, l’Orneau monte et cela inonde les caves” , commentent les pompiers.

Mais dimanche, l’orage a été particulièrement violent. Il a plu pendant une heure trente en continu. Résultat : des torrents d’eaux boueuses dans la rue Théo Toussaint qui portait encore, hier matin, les stigmates des intempéries : “On n’a rien vu venir, on n’a rien pu sauver. Une situation surréaliste : l’eau est montée jusqu’aux portières des véhicules qui flottaient. D’autres ont été retournés, ou emportés…” , commentent Frédéric et Sandra Gruselle au n° 35.

La maison de ces riverains a été la plus touchée par la catastrophe : “Deux mètres d’eau dans la cave. Adieu machine à laver, séchoir, congélateur, chaudière… Et plus de 10 cm d’eau dans la maison” .

Pourquoi les dégâts sont-ils très localisés au cœur de Gembloux ? “Ici on est dans le bas d’une cuvette, pas loin de l’Orneau. Le collecteur était bouché. Il faudrait procéder à une simulation hydraulique, pour voir si le collecteur est capable de traiter les eaux de surface en cas de crue, et aménager, si besoin, un petit bassin d’orage. Mais ça coûte cher. L’assainissement fait partie d’une gestion à long terme”, explique M. Gruselle, qui – ironie du sort – travaille dans le secteur de l’assainissement.

Les riverains sinistrés ont fait appel à des amis pour leur prêter main-forte après l’intervention des pompiers : “On n’a pratiquement pas dormi de la nuit. Et on s’y est remis à 6 h du matin” , embraye Sandra.

C’est qu’il faut racler, éponger, évacuer, nettoyer. Les dégâts seront importants pour les compagnies d’assurances : “Mais tout, hélas, ne sera pas pris en compte. Par exemple, la voiture (sans omnium). Et les appareils électriques ou informatiques de plus de deux ans n’ont plus de valeur. C’est perdu, nous a annoncé notre compagnie d’assurance…” , explique Frédéric.



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