Fedasil annonce samedi qu’une enquête interne va avoir lieu au centre de réfugiés de Jalhay après la publication fort critique sur base de témoignages anonymes de l’association "Migrations libres" quant à la gestion des lieux. L’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile dit avoir exigé auprès de la direction du camp des explications concernant les accusations relayées sur le blog internet du collectif liégeois. Les reproches formulés sont interpellants : il est question de négligences en matière de soins de santé, de manques de médicaments, de menaces de la direction, de manque de personnel.

Certains résidents parlent d’exploitation et d’autres disent vivre dans des logements insalubres, dans des chalets humides sans accès direct aux sanitaires.

Selon cette association, les conditions de vie des résidents du camping du Spa d’Or de Jalhay, sur lequel se trouve le centre de réfugiés, auraient commencé à se détériorer quand la structure est passée en octobre 2020 des mains de la Croix-Rouge à celles d’une société privée.

"Un suivi rapproché sera effectué et les mesures appropriées seront prises pour s’assurer que les standards d’accueil y sont respectés, indique Fedasil par communiqué de presse. Fedasil applique les mêmes mécanismes de contrôle dans tous les centres d’accueil en Belgique - donc y compris dans les centres qui sont gérés par des opérateurs privés. Un monitoring est mis en place et comprend des visites de contrôle périodiques par les services opérationnels de Fedasil. Un suivi financier et administratif est également assuré. Un audit de qualité a lieu au plus tard 4 mois après l’ouverture, suivi d’un rapport comprenant des recommandations contraignantes", rappelle l’Agence.

Elle précise encore que le recours au secteur privé "permet de bénéficier à court terme et temporairement de places d’accueil supplémentaires - ce qui permet, lorsque la capacité existante ne suffit pas (comme en période de crise de l’asile), d’héberger tous les demandeurs primo-arrivants".