Sanae L., l'épouse de Jean-Louis Denis dit "le soumis", a affirmé jeudi, devant la cour d'appel de Bruxelles, qu'elle n'avait jamais partagé les idées islamistes radicales de son mari et qu'elle voulait divorcer de lui. Celle-ci est poursuivie, tout comme son époux, de participation aux activités d'un groupe terroriste en tant que dirigeante. En première instance, le tribunal correctionnel de Bruxelles l'avait acquittée. Son avocate, Me Virginie Taelman, a plaidé jeudi devant la cour la confirmation de la décision d'acquittement de sa cliente. "Je veux divorcer", a soutenu la prévenue. "Je fais les démarches qu'il faut mais ça prend du temps", a-t-elle ajouté face aux juges qui l'interrogeaient encore quant à son avenir avec Jean-Louis Denis, père de ses quatre enfants.

"J'ai pourtant l'impression que vous ne savez toujours pas très bien quoi faire", a commenté le président de la 12e chambre d'appel. La prévenue a alors concédé être "déstabilisée et indécise" par rapport à son avenir familial.

Jeudi, son avocate, Me Virginie Taelman, a plaidé l'acquittement, soit ce qu'avait décidé le tribunal correctionnel en janvier dernier. C'est le parquet fédéral qui avait fait appel de cette décision.

"Le tribunal a vu juste en disant que ma cliente ne partageait pas l'idéologie radicale de son mari", a avancé la pénaliste. "On tente de lui attribuer un rôle qu'elle n'a jamais eu. C'est tout simplement la femme de Jean-Louis Denis et c'est pour ça qu'on la poursuit", a-t-elle ajouté.

La procureure fédérale, elle, a requis jeudi passé une peine de 8 ans d'emprisonnement à l'encontre de Sanae L., considérant qu'elle a joué un rôle de dirigeante, comme son mari, dans une filière terroriste de recrutement de jeunes combattants djihadistes en 2013.