Il est condamné à une peine unique de 6 mois de prison avec sursis de deux ans. Le PS prendra attitude dans quelques jours.

Ce mercredi, la cour de cassation a tranché et a rejeté le pourvoi en cassation. La condamnation en appel est donc maintenue.

La cour d’appel de Liège avait condamné Jean-Charles Luperto à une peine unique de 6 mois de prison avec sursis de deux ans et 600 € d’amende pour des faits d’outrages aux mœurs commis en 2014 à la station-service de Spy, notamment devant un mineur d’âge.

Ce jeudi, l'avocat du député-bourgmestre de Sambreville, Me Uyttendael, indique qu'il n’entend "pas polémiquer dans les médias sur cette décision." Il rappelle "simplement que la vérité judiciaire ne coïncide pas ici avec la vérité et qu’il a été condamné, en violation flagrante des droits de la défense, du droit à un double degré de juridiction et de la protection constitutionnelle des parlementaires, pour des faits qu’il n’a pas commis."

Afin de répondre aux interrogations qui lui sont adressées, Jean-Charles Luperto n’a aucune intention de démissionner des mandats "qui lui ont été confiés par les électeurs" car, selon lui, ce serait ainsi admettre qu’il est "l’auteur de faits qu’il n’a pas commis. Cette affaire ayant démontré des dysfonctionnements graves de l’état de droit, Jean-Charles Luperto a chargé ses conseils de saisir la Cour européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales d’un recours contre les décisions prises à son encontre. Ni lui, ni ses conseils ne s’exprimeront plus avant pour l’instant."

A Sambreville, dès mercredi soir, l'opposition Ecolo et cdH demandaient la démission de Jean-Charles Luperto de son poste de bourgmestre, DéFI réclamait à tout le moins la démission du poste de président du Conseil de police. Le MR estime que c'est au PS à prendre ses responsabilités.

Du côté des hautes instances du Parti Socialiste justement, le porte-parole Frédéric Masquelin nous indique que "le PS ne prendra attitude qu'après avoir pris connaissance des motifs de la décision de la Cour de cassation"

Ceux-ci ne seront connus que la semaine prochaine.