Jean-Charles Luperto, 46 ans, a introduit un pourvoi en cassation de sa condamnation à 6 mois de prison avec sursis prononcée par la cour d’appel de Liège pour des faits d’outrages aux mœurs commis en 2014 à la station-service de Spy, notamment devant un mineur d’âge. Me Uyttendaele, un de ses avocats a refusé d’en expliquer les motifs. "Ce n’est pas à la presse que je vais développer les moyens soulevés en cassation", s’est-il offusqué. Interrogé sur le nombre de moyens soulevés, il a également refusé de répondre.

Ce pourvoi est suspensif de la décision de la cour d’appel. Celle-ci s’est basée sur les déclarations du prévenu qui a admis s’être régulièrement rendu dans les toilettes de la station-service pour y avoir des relations sexuelles furtives. Selon les juges, les déclarations de 4 témoins sont "précises, circonstanciées et exemptes d’exagérations. Elles sont par ailleurs convergentes sur le mode opératoire adopté par le prévenu." L’arrêt souligne que les accusations ont été confirmées lors des confrontations, "sous la foi du serment devant le magistrat instructeur" et corroborées par des éléments concrets. "Les dires du prévenu selon lequels la relation s’amorçait par un seul jeu de regard et se limitait ensuite à un flirt sont peu crédibles notamment au regard des photographies et des conversations retrouvées où il est vraisemblablement question d’exhibition du sexe." Les magistrats ont rejeté le témoignage "tardif" d’un homme concernant un seul témoin. "En agissant comme il l’a fait et dans le contexte des faits, le prévenu savait nécessairement qu’il outrageait les mœurs et qu’il acceptait que, par son action, il outrageait les mœurs", avait relevé la cour.