Jonathan Daval a reconnu jeudi devant les assises de la Haute-Saône avoir voulu "donner la mort" à son épouse Alexia, à la reprise de son interrogatoire interrompu par un malaise la veille au soir. "Quoi qu'il en soit, je lui ai donné la mort, oui, quand on étrangle quelqu'un comme ça c'est pour donner la mort", a-t-il répondu au président de la cour Matthieu Husson.

"C'est donc la mort que vous vouliez?", a insisté le président. "Ben oui", a lâché l'accusé.

C'est "la colère de toutes ces années qui est ressortie (...) D'où l'étranglement pour qu'elle se taise", a-t-il raconté. "Les coups étaient rapides et c'est parti sur la strangulation", a-t-il poursuivi, "je l'ai saisie par le cou, j'ai serré, le temps on l'a estimé à 4 minutes, mais moi je ne peux pas vous estimer le temps". "Quand j'ai senti qu'elle s'affaissait, j'ai relâché", a-t-il ajouté.

Selon lui, Alexia l'avait mordu, déclenchant sa rage: "La morsure, ça m'a mis hors de moi. J’ai pété un câble, j’étais en rage. J'ai fait cocotte minute, j'ai débordé".

"Je lui cogne deux fois la tête contre le mur avant de la frapper. Avant j'osais pas admettre que j'avais fait ça... Je ne me suis jamais battu. Jamais donné de coups de poing", a ajouté M. Daval, qui comparaît pour "meurtre sur conjoint" et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.