Ce n’est malheureusement pas nouveau. Dutroux se présente depuis toujours comme la victime d’une "pègre judiciaire" qui protège un "réseau polycriminel".

Dans cette lettre, il réaffirme à cet égard qu’il n’a pas enlevé Julie et Mélissa, mais qu’il les aurait au contraire séquestrées pour leur éviter à subir un sort bien plus funeste encore : un snuff movie suivi d’une mise à mort organisée par une "commandite" haut placée. Seul bémol ? Michelle Martin aurait choisi de trahir la confiance de celui qui voudrait aujourd’hui apparaître comme un sauveur.

Sous l’influence de Bernard Weinstein et d’un autre complice quant à lui accusé par le psychopathe d’avoir pu violer les fillettes lorsqu’il était en prison, son ex-femme aurait délibérément pris le parti de ne plus les nourrir jusqu’à ce que mort s’ensuive. S’il avait su, Dutroux prétend aujourd’hui qu’il se serait soi-disant dénoncé pour sauver ses petites victimes.

Marc Dutroux écrit ainsi et c’est certainement l’un des extraits les plus accablants de sa missive : "Dès ma sortie de prison, je me suis rendu à Marcinelle, plein d’appréhension sur ce que j’allais trouver […] Mes jambes ont failli me trahir lorsque cette vision m’a fait comprendre l’horreur de la situation qui avait été imposée à deux petits anges […] Julie était couchée sur le dos, à même le bois du sommier et Mélissa était assise sur le bois du sommier aussi. Le matelas était replié sur lui-même. C’était une scène d’une tristesse infinie. Mélissa a commencé par me dire que Julie ne voyait plus rien et qu’elle ne savait plus se relever."

Précisons enfin que face à cette situation qui se serait "imposée" à lui, l’infâme personnage va jusqu’à demander à Jean-Denis Lejeune ce qu’il aurait fait à sa place.