Blessé par balle à la jambe lors du braquage du bar à hôtesses 'Le Victoria' en novembre 2010, Carmelo Provenzano a relaté mercredi matin le déroulement des faits devant la cour d'assises du Hainaut. Julien Cazzetta doit y répondre du meurtre de Vincenzo Taibbi à Gosselies (Charleroi), de tentative de meurtre, de prises d'otages, de vols avec violences et de différentes infractions.

Jérémie Solvel, Kevin Skaluba et Hicham Mimi sont également dans le box des accusés.

Carmelo Provenzano a relaté les circonstances au cours desquelles il a été blessé la nuit du 29 au 30 novembre 2010. D'après le témoin, son ami Vincenzo Taibbi et lui avaient passé la soirée au bar 'Le Victoria' quand, au moment de payer, ils ont été confrontés à Julien Cazzetta qui pointait son arme sur la tête de la patronne.

"Il m'a mis en joue et j'ai dû lui remettre les clefs de ma voiture. Vincent s'est avancé vers lui pour lui mettre un coup. Il n'a pas eu le temps... L'accusé a tiré. De sang froid. Alors j'ai sauté sur lui pour lui retirer l'arme mais il m'a pointé et a tiré", a raconté Carmelo Provenzano.

Une blessure à la jambe qui a entraîné deux ans et demi d'incapacité de travail. Encore actuellement, le témoin ne peut parfois se déplacer qu'à l'aide d'une canne.

Julien Cazzetta s'était déjà rendu au bar peu avant les faits. Il avait payé 2.500 euros pour emmener une des hôtesses, B., dans un hôtel. Le soir des faits, il était revenu voir la jeune femme. "Il a deux visages. Ce soir là, il me faisait peur avec son regard de psychopathe. Il se vantait de n'avoir peur de personne et d'avoir déjà fait de la prison. Il m'a menacée de revenir avec une kalachnikov s'il me voyait encore dans la vitrine", a expliqué l'hôtesse en question.

Alors qu'elle le pensait au bar, elle avait entendu des coups de feu et s'était réfugiée dans une chambre.

D'après l'accusé, c'est à la requête de la jeune femme qu'il a braqué la patronne de l'établissement car elle ne payait pas 'ses filles'. C'est elle également qui lui aurait fourni le code du coffre.

Interrogée à ce sujet, l'hôtesse a infirmé ces accusations.

Une autre hôtesse, D., également présente la nuit des faits, a été en partie témoin des faits. "Il a agi avec détermination et sang-froid. Il maîtrisait la situation comme s'il l'avait déjà vécue", a relaté D..

L'audition des témoins concernés par les faits du bar se poursuivra mercredi après-midi.